La guerre continue malgré la défaite française. Défaite qui d'ailleurs n'est pas reconnu par tous, ainsi, le général De Gaulle lance un appel à la BBC le 18 juin 1940, appel qui a pour but de créer, à Londres, une armée française libre chargée de continuer la lutte aux côtés des Alliés. Le général de Gaulle invite les français, militaires comme civils, à continuer la lutte.
Le 15 juin 1940, les troupes soviétiques occupent l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie qui intègrent sous la contrainte de la répression politique l'URSS en août 1940.
Le 3 juillet 1940, un groupe de bâtiments de la flotte anglaise de Méditerranée coule les navires français présents dans la rade de Mers-El-Kébir en Algérie.
Le 10 juillet 1940, la Luftwaffe commence à bombarder systématiquement les navires présents dans la Manche. C'est le début de la bataille d'Angleterre. Le Haut Commandement de la Wehrmacht réfléchit par ailleurs à une possible invasion de l'Angleterre. À Vichy, en zone libre, le maréchal Pétain reçoit les pleins-pouvoirs. La troisième République est abolie.
Le 13 août 1940, le bombardement aérien de l'Angleterre commence. La Luftwaffe cible spécifiquement les aérodromes anglais mais les pertes allemandes sont énormes. La Luftwaffe est incapable de détruire la RAF.
Le 22 octobre Hitler sait que l'Angleterre ne sera pas soumise. Le 31 octobre 1940, les bombardements et attaques allemandes diminuent. L'Angleterre n'a pas été soumise. Les bombardements sur l'Angleterre se poursuivent jusqu'en mars 1945. Certains bombardement du "Blitz" ont marqué les esprits, comme le grand bombardement de Londres du 7 septembre et du 29 décembre 1940 ou plus de 300 bombardiers allemands larguent leurs bombes sur la ville. Coventry, Manchester ou Glasgow sont également attaquées.
Un observateur de la Défense Passive anglaise scrute le ciel de Londres au court de l'été 1940.
Des pilotes anglais courent vers leurs chasseurs lors de la bataille d'Angleterre.
Le 2 octobre 1940 est donné l'ordre de création du ghetto juif de Varsovie. La population juive est rassemblée dans un seul quartier, que ses habitants ne peuvent plus quitter sans autorisation. Enfants et mères chassées d'une habitation de Varsovie.
Le 9 septembre 1940, l'Italie attaque l’Égypte depuis ses bases de Libye. L'offensive tourne au désastre pour l'armée italienne dont les véhicules mécanisés ne sont pas adaptés au désert. les Anglais contre-attaquent rapidement et c'est finalement l'arrivée de l'Afrika Korps d'Erwin Rommel qui permet de stopper l'avancée anglaise en Libye. En Grèce, le schéma se répète en octobre 1940, la Wehrmacht doit soutenir l'armée italienne pour que la Grèce soit occupée par les troupes de l'Axe à partir du 30 octobre 1941.
3 octobre 1940, la loi de statut des juifs instaure des discriminations et un recensement obligatoire en France.
22 octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire. C'est le début officiel de la politique de collaboration.
26 août 1940 le Tchad se rallie à la France Libre sous l'influence de son gouverneur, Félix Éboué.
Félix Éboué en uniforme de gouverneur. Il est l'un des cinq premiers compagnons de la Libération.
Fin septembre 1940, l'empire du Japon envahit l'Indochine française.
27 octobre 1940, De Gaulle prend ses premières ordonnances depuis Brazzaville, au Congo. Le Congo est le deuxième territoire administré par la France Libre. La capitale française choisie est Brazzaville.
Le 11 novembre 1940, des Français manifestent contre l'occupant allemand et des groupes de résistance commencent à se former.
Dans la Hollande occupée, le parti communiste organise une grève générale
de deux jours les 25 et 26 février 1941 pour s'opposer à la déportation des Juifs de Hollande. C'est la première grève de protestation anti-nazi en toute l'Europe occupée. La répression allemande est très dure. Neuf personnes sont tués dans les rues, quatre exécutés, plusieurs centaines de personnes sont arrêtées et déportées. Les Allemands lèvent d'énormes indemnités pour punir la Hollande.
1 mars 1941, les forces françaises libre prennent la ville de Koufra en Libye. L'officier à la tête de l'opération, le colonel Leclerc, et ses troupes, prononcent le « serment de Koufra » : la promesse de ne déposer les armes que le jour où le « drapeau français flottera de nouveau sur la cathédrale de Strasbourg ».
En mars 1941, le programme du Lend-Lease (« Prêt-Bail » en français) américain. Par cette loi, le gouvernement américain autorise le Président des États-Unis à « vendre, céder, échanger, louer,
ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout
gouvernement « dont le Président estime la défense vitale à la défense
des États-Unis. » L'aide américaine atteindra plus de 50 milliards de dollars principalement à destination de l'Angleterre et de la France Libre. Mais également plus de 14 000 avions furent expédiés à l'Union soviétique, plusieurs centaines de bateaux mais aussi des camions, des tanks, du tissu, de la nourriture. Environ 10% furent remboursés dès la guerre par les 38 pays Alliés des États-Unis en nature. Puis par des crédits à 2% d'intérêt et aux paiements très étalés (pour certains jusqu'en 2006!). L'URSS ne remboursa pas une partie des armes vendues ou ne retourna pas le matériel comme prévu par les contrats. Majoritairement, les crédits du prêt-bail furent compensés par des avantages en nature (par exemple la fin de barrières commerciales en Europe, l'ouverture de nouveaux marchés aux Américains dans les colonies européennes, la cessions de concessions de pêche ou minières à des entreprises américaines).
En avril 1941, en réponse à l'annonce de la signature du pacte de non-agression soviéto-yougoslave, l'Allemagne nazi bombarde Belgrade (opération "châtiment") et envahit la Yougoslavie. Fin avril, avec l’achèvement de l'offensive en Grèce, tous les Balkans sont occupés. La Crète est conquise par les airs (actions de parachutistes) fin mai.
En juin, les Alliés entrent en Syrie et au Liban, protectorat du régime de Vichy.
Le 22 juin 1941 débute l'opération "Barbarossa". La guerre est portée à l'Est par Hitler, contre l'URSS de Staline. Comme annoncé par Hitler en mars, cette guerre doit être "une guerre d'anéantissement".
Quelques photographies allemandes de l'opération Barbarossa.
Ce dernier cliché, pris à
Ivangorod en Ukraine, sans doute à l'été 1941, immortalise
l’exécution de civils juifs. La photographie a été interceptée par la résistance polonaise dans un transport de courrier de soldats allemands. Elle témoigne des crimes de guerre commis par la Wehrmacht, et des exécutions sommaires systématiques pratiquées par les Einsatzgruppen dans le but d'exterminer les juifs d'Europe de l'Est. Dans le "Plan général pour l'Est", ou "plan de colonisation de l'Est", Hitler et Himmler (le chef de la SS) entérinent l'idée que la colonisation de l'Europe de l'Est doit se faire en s'appuyant sur une politique de massacres des populations locales jugées inintégrables dans l'Europe nazi future (juifs, tziganes, handicapés ou homosexuels) et non par leurs déplacements. Barbarossa marque le début des massacres de civils de grande ampleur réalisés par les troupes de la SS et en partie aussi de la Wehrmacht.
Le 19 septembre 1941 la capitale de l'Ukraine, Kiev, tombent aux mains des Allemands. La ville est en ruine. Le 2 octobre la Wehrmacht démarre son offensive sur Moscou. Dès novembre les températures chutent à -20 degrés pour -37 degrés en décembre. L'armée allemande est considérablement freinée par le froid. Ses troupes ne sont pas assez bien équipées pour supporter l'hiver russe, néanmoins elles sont à 23 kilomètres du Kremlin le 2 décembre 1942. Le 5 décembre, l'offensive est stoppée par Adolf hitler pour la durée de l'hiver. Les Allemands croient alors les Soviétiques incapables de mener une offensive alors qu'ils les pensent épuisés et que les températures atteignent selon certains témoins les -50 degrés. Pourtant, ayant été informés de la neutralité japonaise à leur égard, Staline ordonne d'envoyer à Moscou les régiments sibériens destiner à prévenir une offensive japonais. Dès le 5 décembre, les régiments sibériens menés par le général Joukov contre-attaquent. les Allemands sont obligés de reculer de plusieurs centaines de kilomètres. Moscou est sauvée.
Soldats sibériens dans les environs de Moscou, hiver 1941-1942.
Par ailleurs, le 7 décembre 1941, après l'attaque de la base américaine de Pearl Harbor dans l'Océan pacifique, la guerre change de visage. D'européenne, la guerre devient mondiale.
En effet, le 7 décembre 1941, l'aviation japonaise mène un raid meurtrier contre la base militaire de Pearl Harbor, base située sur l’atoll d'Hawaï, état américain situé au cœur du Pacifique. L'attaque est la plus violente que le territoire américain ait jamais connue et elle s'est faite sans déclaration de guerre du Japon. 2500 soldats américains sont tués pour moins d'une centaine de Japonais.
Dans le même temps, les troupes japonaises envahissent les colonies britanniques d'Asie du Sud-Est : la Malaisie en décembre, puis Singapour en février 1942, en mai 1942 les Philippines sont évacuées par les troupes américano-anglaises.
Le 15 mai 1942 l'offensive allemande perce en Crimée, dans le Sud de l'URSS. L'armée allemande avance vers Stalingrad, l'avancée vers Moscou devient secondaire.
En Libye l'Afrika Korps avance vers l'Est mais est finalement freinée fin mai à Bir-Hakeim par des troupes de la France libre du 27 mai au 11 juin 1942.
Partout en Europe la résistance s'organise. Avec l'appui de réseaux de résistance locaux l'armée anglaise mène des opérations de déstabilisation et de renseignement (raid de Bruneval en février 1942, destruction de la forme Joubert à Saint-Nazaire en mars 1942 ou assassinat en mai 1942 de Reinhard Heydrich, Reichsprotektor de Bohême-Moravie, chef de la police et du RSHA (les Services centraux de sûreté du Reich), proche d'Hitler, souvent perçu comme son possible successeur par un commando formé de résistants pragois secondés par des résistants tchécoslovaques eux-aussi mais formés par l'armée anglaise en Angleterre et parachutés par la RAF).
Le 4 juin 1942 démarre la bataille de Midway. L'avancée japonaise est stoppée par cette bataille navale qui voit l'armée japonaise perdre ses meilleurs pilotes et 4 porte-avions, un croiseur-lourd, deux cuirassiers, 8 destroyers et plus de deux cent avions. 3000 soldats japonais sont tués pour à peine 300 américains. La marine japonaise ne remplacera jamais les navires perdus à Midway. La bataille de Midway qui intervient après la bataille de la mer de corail de mai 1942, achève de mettre fin à l'avancée japonaise dans le Pacifique. La contre-attaque des Alliés démarre dès l'été 1942 (le 7 août 1942) avec la bataille de Guadalcanal.
Sur le front de l'Est, le 30 juin, la ville soviétique de Sébastopol est occupée par la Wehrmacht. Les armées de l'Axe avancent vers le Caucase. Le 20 août 1942, l'armée allemande entre dans Stalingrad. La veille, le débarquement allié de Dieppe (en France) a été un échec.
En Égypte, les troupes allemandes sont bloqués deux fois en juillet 1942 puis en octobre à El-Alamein par les troupes alliées de Bernard Montgomery. L'avancée de l'Afrika Korps du "renard du désert" (le surnom d'Erwin Rommel) est enfin stoppée. Le 8 novembre 1942, l'opération "Torch" et le 9 novembre l'opération "Brown" ouvrent un nouveau front en Afrique par les débarquements conjoints d'Algérie et du Maroc. Les colonies françaises, à l'exception de la Tunisie, occupée par l'Axe sont désormais aux mains des Alliés. En
réaction au débarquement d'Afrique du Nord, les Allemands ont envahi la
zone libre du Sud de la France (11 novembre 1942) et se déploient en
Tunisie (9 novembre 1942).
En 1943 la situation s'inverse. L'entrée en guerre des États-Unis a changé le visage du conflit en mettant l'énorme potentiel industriel américain au service de tous les Alliés, Union soviétique compris. Ce qui permet aux Alliés d'inverser la tendance. En février 1943 l'Armée rouge triomphe à Stalingrad et les Allemands commencent dès lors à refluer.
En mars avril 1943 les Alliés bombardent massivement l'Allemagne. Les usines Krupp à Essen en Allemagne ou les usines Renault de Boulogne-Billancourt près de Paris (en France) sont durement attaquées.
En novembre, Staline, Roosevelt et Churchill se rencontrent à Téhéran. L'idée d'un débarquement allié à l'Ouest pour soulager le front russe est acté. Les Alliés se rassemblent sur l'idée de refuser toute paix séparée entre eux et l'Allemagne. Par ailleurs les Alliés réfléchissent à un possible démembrement du pays.
Également, en France, la résistance, organisé en mouvement puis réseaux d'action forme des groupes de combat. Les premiers maquis émergent, comme dans le Vercors ou en Haute-Savoie où l'autorité de Vichy n'est plus reconnue. Majoritairement émergés après le 6 juin, la répression allemande et vichyste sera terrible. Plusieurs villages et villes sont incendiés, des civils massacrés.
Jeunes maquisards à l'entraînement dans le maquis du Vercors, printemps 1944. 900 militaires et civils français trouveront la mort dans les combats du Vercors.
Le 10 juin 1944, à Oradour-sur-Glane, la 2nde SS Panzerdivision "Das Reich" prend excuse de la présence de maquisards dans la région pour massacrer plus de 650 innocents. Femmes et enfants sont rassemblés dans l'église et brûlés vif, à la manière de ces exactions nombreuses dont les SS sont coutumiers sur le front de l'Est.
Le 6 juin 1944, les troupes alliés ont débarqués en Normandie. Le 15 août 1944, en Provence, un autre débarquement allié a lieu pour ouvrir un nouveau front. 176 000 hommes ont débarqué sur les côtes normandes, pour environ 11000 morts et portés disparus, dont 6600 américains, principalement dans le secteur d'Omaha beach.
1er août au 2 octobre 1944 Varsovie se soulève à l'approche de l'armée rouge, mais Staline laisse la Wehrmacht écraser l'insurrection démocratique.
En France, la bataille de Normandie s'achève après la percée d'Avranches à partir du 25 juillet. Le 25 août Paris est libéré. Le 22 juillet Hitler est victime d'un attentat organisé par une partie de ses généraux. Rommel elle contraint au suicide par Hitler alors qu'il n'a joué aucun rôle dans l'attentat.
Le 23 novembre 1944 la ville de Strasbourg est libérée. au
en présence du maréchal Joukov (pour l'URSS), du général Spaatz (pour les États-Unis), du général Tedder (pour le Royaume-Uni) et du général de Lattre de Tassigny (pour la France).
La photographie "raising the flag atop Mount Suribachi" prise par Joe Rosenthal lors de la bataille Iwo Jima est devenue emblématique de la guerre du Pacifique. Elle servira de base au Marine Corps War Memorial de Washington.
Le 25 juillet les Alliés se rencontrent de nouveau à Postdam dans la banlieue de Berlin. Le sort des pays vaincus est précisé et un ultimatum est envoyé au Japon. L'URSS entrera en guerre contre l'Empire japonais le 9 août, trois mois après la capitulation allemande.
Le 6 et le 9 août 1945, les forces américaines larguent deux bombes atomiques sur le sol japonais, faisant plus de 100 000 victimes directes. Le 2 septembre l'empereur signe la capitulation du Japon. La Seconde Guerre mondiale prend fin après la reddition de la garnison japonaise d’Hong Kong, le 15 septembre 1945.
C-La Shoah
Le 15 septembre 1935, l'adoption des lois de Nuremberg (prohibant mariages et relations sexuelles et sentimentales entre aryens et juifs) inscrit dans la loi la mise au banc des citoyens juifs du Reich. Le 7 avril 1933 avait été décidé par le régime nazi la mise à la retraite de tous les fonctionnaires non aryens.
Les persécutions s'accentuent suite à la "nuit de cristal" du 9
au 10 novembre 1938 où une explosion de violences antisémites se produit en
Allemagne et en Autriche, à l'initiative du parti nazi. Lors des violences, des
magasins tenus par des juifs mais aussi des lieux de culte juifs sont pillés et incendiés. 91 juifs sont assassinés dans ces pogroms, 30 000 internés en camps de concentration.
La guerre provoque l'accélération des politiques discriminatoires dans toute l'Europe occupée.
À l'été 1941, Hitler prévient les grands dirigeants nazis que les expropriations et le rassemblement des juifs dans les ghettos ne suffiront plus. Hitler souhaite l'extermination physique des juifs. Des ordres spéciaux sont donnés à la SS et à la Wehrmacht pour qu'à la faveur de l'offensive vers l'Est, l'opération "Barbarossa", les terres conquises soient vidées des juifs et des tziganes. Du 29 et 30 septembre 1941 près de Kiev, 33 700 juifs sont massacrés dans le ravin de Babi Yar. Plusieurs centaines de milliers de juifs ont été massacrés la première année de l'opération Barbarossa.
Pendant l'automne 1941, également, de nombreux juifs allemands sont déportés vers l'Est pour y être massacrés. Les assassinats des Einsatzgruppen ne concernent donc plus que les juifs d'Europe orientale.
Après la conférence de Wannsee tenue le 20 janvier 1942, l'extermination prend une dimension industrielle et générale en Europe. La SS a désormais en charge la rafle, la concentration puis l'extermination des juifs de l'Europe occupée. Dès 1941 le gazage par le monoxyde et le dioxyde de carbone puis par l'acide cyanhydrique dégagé par le Zykon B sont préférés aux assassinats par armes à feu.
Le camp d'Auschwitz est devenu le principal lieu de mémoire de l'extermination.
Le 29 mai 1942, le port de l'étoile jaune obligatoire est décrété en France, il l'est en Allemagne depuis 1941. Les Juifs n'ont plus le droit de quitter les territoires occupés par le Reich. Les 16 et 17 juillet 1943 plus de 13 000 juifs sont raflés dans Paris (dont 4 000 enfants) et rassemblés au vélodrome d'hiver. Moins de 100 adultes, et aucun enfant, survivront à la déportation à Auschwitz.
Les rafles et déportations se poursuivent en France jusqu'à l'été 1944. En Allemagne les exécutions de juifs se poursuivent jusqu'à la toute fin de la guerre.
Un déporté trop faible pour se lever dévisage des soldats soviétiques lors de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau en janvier 1945.
En 1944 le camp d'Auschwitz possède 5 complexes de gazage et de crémation. Plus d'un millions de personnes sur les 6 millions de victimes de la Shoah, l'extermination des juifs d'Europe, trouveront la mort à Auschwitz qui devient le symbole de l'horreur nazi.
Le 25 janvier 1945, le camp de concentration d'Auschwitz est libéré par les troupes soviétiques. Les SS ont dans les jours précédents dynamité les trois fours crématoires encore présents dans le but de camoufler les preuves de la tentative d'extermination des juifs européens.
Les lieux de la tentative d'extermination des juifs d'Europe
Charles X ayant été renversé par la révolution des « Trois Glorieuses » des 27, 28 et
Teste-Cubières
La France devient une République pour la deuxième fois.
Gravure datant de 1848. Sous le dessin, dans une version populaire est inscrit : "Avec ça (le suffrage universel), plus besoin de toi!"
1. Présentez le document.
2. Quel est le message de la gravure?
3. Citez d'autres grandes réformes ou décisions de la Deuxième République.
III - La nouvelle république créée donne dans un premier temps des gages aux classes populaires
Le 25 février 1848, le suffrage universel masculin qui avait fédéré les révolutionnaires est adopté. La peine de mort pour mobiles politiques est abolie ce qui a pour effet d'empêcher toute nouvelle Terreur. Le 27 avril l'esclavage est aboli dans les colonies françaises. Une partie des révolutionnaires souhaitent que le gouvernement français participe à soutenir les insurrections polonaises, italiennes, autrichiennes et prussiennes contre les souverains d'Europe. C'est le Printemps des peuples. Mais le nouveau gouvernement républicain reste timide sur le sujet comme Alphonse de Lamartine ou Alexandre-Auguste Ledru-Rolin, qui prônent la mesure en terme de solidarité révolutionnaire internationale. Ainsi contrairement aux conventionnelles de 1792 les révolutionnaires de 1848 se refusent à porter la révolution hors des frontières françaises.
Pour faire suite aux demandes populaires sont créés des ateliers nationaux, dont le but est de garantir un emploi aux ouvriers chômeurs. Mais ces ateliers coûtent cher et sont perçus par les parlementaires de droites comme des foyers insurrectionnels. D'ailleurs les socialistes Louis-Auguste Blanqui, Armand Barbès ou l'anarchiste Pierre-Joseph Proudhon sont écartés des ministères.
En juin, le gouvernement, de plus en plus opposé aux idées socialistes émergentes ferme les ateliers nationaux. Une nouvelle insurrection éclate mais elle réprimée dans le sang par le gouvernement du général Louis Eugène Cavaignac.
Les "journées de juin" ont effrayé les élites rurales et provinciales. Le mythe des "partageux" voulant l'égalité des fortunes et les rumeurs d'un retour de la Montagne au gouvernement a poussé en avant lors des élections de le parti de l'Ordre (des "légitimistes" soutiens d'un retour de la monarchie Bourbon) et des bonapartistes (les soutiens du neveu de Napoléon Ier, Louis-Napoléon Bonaparte). Les républicains modérés, effrayés par un possible retour de la monarchie absolue soutiennent aux élections des 10 et 11 décembre 1848 les candidats du futur Napoléon III. Dès le coup d'état du 2 décembre 1851 l'opposition est muselée, entre autre par les proscriptions. Le 2 décembre 1852 l'Empire est proclamé.
L'empereur et ses regalias représentés par Franz Walter Winterhalter. Derrière lui, on devine, dans l'ombre, le trône de Napoléon Ier, son oncle.
Mais une fois au pouvoir, Louis-Napoléon établit un régime autoritaire qui n'oublia pas complètement les classes laborieuses. Ainsi son coup d'état du 2 décembre 1851 rétablit paradoxalement le suffrage universel qui avait été réduit par les derniers gouvernements de la Deuxième République et instaure le plébiscite en France. Les acquis des lois Guizot et Falloux sur l'enseignement sont conservés. Le Second Empire participe également à favoriser l'implantation des prtaiques démocratiques : chaque mairie devient un lieu de vote, les suffrages "au chef lieu de canton" sont abandonnés, le scrutin à deux tours est généralisé. La loi du , aussi appelée « loi Émile Ollivier », reconnait pour la première fois le droit de grève en France.
En 1866 des soupes populaires sont organisées pour les pauvres alors que se mettent en place les premiers systèmes de retraites et qu'une loi fonde une caisse d’assurance décès et une caisse d’assurance contre les accidents du travail.
Le train personnel de l'Empereur, qui croit au rôle central des chemins de fer pour niveler les inégalités territoriales des différentes régions de France.
Économiquement le Second Empire est un temps intense de développement économique. Les mines, la sidérurgie et le tissage industriel se développent. Les campagnes s'enrichissent également grâce au développement des premiers engrais (salpêtre et boues d'égouts) et des transports. Il devient plus aisé de vendre ses productions en ville grâce au développement des chemins de fer et d'un réseau routier de qualité.
En 1854 le chantier du Paris Haussmannien est lancé avec la construction d’égouts modernes à Paris.
L'opéra Garnier à Paris, un monument construit sous le Second Empire.
La préfecture de police de Paris est construite entre 1863 et 1867.
Les halles de Paris (au Châtelet) sont construites sous le Second Empire
Le chantiers des abattoirs de la Villette démarre en 1855
Un immeuble haussmannien
On pourrait encore citer la fontaine Saint-Michel, le théâtre de la ville et celui du Châtelet, la majorité des ponts et des parcs de Paris, les boulevards magistraux qui découpent Paris... Jusqu'au dessin des immeubles dits "haussmanniens" la capitale est profondément remaniée.
LA SECONDE GUERRE MONDIALE - UNE GUERRE D’ANNIHILATION?
1/ Les origines de la Seconde Guerre Mondiale : révisionnisme des pays vaincus lors de la Première Guerre Mondiale et convergence de conflits régionaux d'annexion.
Le gouvernement italien qui s'était engagé aux côtés de l'Entente en 1915 n'a pas obtenu satisfaction lors de l'armistice de 1918. Benito Mussolini a prit acte de l'échec de d'Annunzio à Fiume et tourne l'expansionnisme italien vers l'Afrique. En 1935 l'Italie, qui a colonisé l'Érythrée à partir de 1869 se lance dans la conquête de l’Éthiopie. En Asie, le Japon qui occupe entièrement la Corée depuis 1905 se lance dans la conquête du Nord de la Chine à partir de 1937.
En Europe encore, l'Allemagne nazi se lance dans une politique de conquête des territoires peuplés de minorités ou à majorité germanophones et ou d'ethnies germaniques.
Pour mener à bien ce projet la conscription est réintroduite le 16 mars 1935, en violation
ouverte du Traité de Versailles les effectifs de l'armée allemande sont augmentés à plus de 500 000
hommes.
Hitler dénonce le traité Versailles mais aussi les traités ayant aménagé celui-ci. Ainsi, contrairement aux dispositions du Traité de Locarno de 1925, par lequel le gouvernement allemand reconnaissait à la fois
l'inviolabilité de ses frontières Ouest (avec la France le Luxembourg, la Hollande et la Belgique) et la démilitarisation de la Rhénanie, Hitler dénonce le traité et 7 mars 1936, ordonne à l'armée allemande (renommée Wehrmacht) d'entrer en Rhénanie démilitarisée. Cette décision d'Hitler est fermement condamnée par la Grande-Bretagne et la France, mais aucune des deux puissances n'intervint.
Le 12 mars 1938, c'est l'Anschluss, où, recevant le
soutien enthousiaste de la plus grande partie de la population l'armée allemande entre en Autriche, après cette incursion de la Wehrmacht, le pays est incorporée à l'Allemagne le jour suivant.
Du 29 au
1. Présentez le document.
2. Interprétez-le. Quel est le message de ce document?
2. La guerre : le déroulé des opérations
A / Consolidation des alliances (1937-1939)
Le 19 janvier 1937, le gouvernement de l'Empire du Japon avait dénoncé le traité naval de Washington qui limitait la taille et l'armement de sa marine. L'Italie et l'Allemagne s'étaient lancées dans une remilitarisation effrénée. Le 6 novembre 1937 Mussolini signe le pacte anti-Komintern. Le régent de Hongrie Miklós Horthy signe à son tour le et l'Espagne de Franco le .
Carte postale célébrant l'alliance du Japon, de l'Allemagne et de l'Italie (vers 1939).
B/ 1939-1942 : Une expansion de l'Axe qui semble inexorable
Les prémices
Avril 1939 : l'armée italienne envahit l'Albanie qui devient territoire italien.
22 mai1939 :
Signature à Berlin du Pacte d'acier, l'Allemagne et l'Italie sont désormais alliées dans l'idée d'une guerre offensive.
23 août 1939 : après l'échec des négociations entre les représentants de l'Angleterre, de la France et de l'URSS, Von Ribentropp et Molotov, les ministres des affaires étrangères du Reich et de l'URSS signé à Moscou un pacte de non-agression, le Pacte germano-soviétique, d'une durée de dix ans. Un protocole secret additionnel trace les zones d’influence soviétique et allemande en Europe de l’Est actant le partage de la Pologne en cas de guerre.
Le 31 août 1939 est déclenchée l'Opération Himmler, un simulacre d'opération polonaise de prise de contrôle de la tour hertzienne de Gliwice, près de la frontière polonaise, prétexte à l'invasion de la Pologne dont l'ordre d'invasion a déjà été signé par Adolf Hitler.
Guerre à l'Est et guerre à l'Ouest:
Le 1er septembre la Wehrmacht franchit la frontière polonaise. Malgré des épisodes de défense flamboyants, comme la résistance de la garnison de Varsovie, dont témoignera le colonel polonais Stanislas Ordon, la Pologne est vaincue en 36 jours. Les gouvernements de France et d'Angleterre, malgré leur déclarations de guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 et la mobilisation générale, n'ont pas bougé (mise à part une offensive sur la Sarre très réduite, et qui reflux en octobre 1939). Les appels au secours du gouvernement polonais sont restés sans effet.
Les mots de Wiston Churchill prononcés au retour de la délégation de Munich : "Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre" sont alors vérifiés.
L'hiver se passe sur le Rhin sans combats autres que quelques escarmouches sur mer, c'est la "Drôle de guerre". Par contre, en Scandinavie, l'URSS attaque la Finlande, c'est la "guerre d'hiver" (30 novembre 1939-13 mars 1940) soviéto-finlandaise. La guerre est marquée par la résistance des troupes finlandaises, qui luttent parfois 1 contre 200. Les pertes de la bataille de Suomussalmi où 23 000 soldats soviétiques sont tués pour 800 combattants finlandais morts en témoigne.
Prenant conscience de la faiblesse soviétique, mais aussi de l'indécision des Alliés de l'Ouest qui mettent énormément de temps à réagir (la majorité du matériel envoyé par la France arrive en Finlande après la fin de la guerre) Hitler décide l'invasion du Danemark et de la Norvège par l'Allemagne, le c'est l'opération Weserübung. Norvège et Danemark sont rapidement occupé, malgré l'opération "Narvik" menée par la France et l'Angleterre en Norvège et des combats de résistance qui se poursuivent jusqu'en juin 1940. Le gouvernement norvégien se déporta alors à Londres où la famille royale avait fui et en premier lieu le roi Haakon VII de Norvège. Le nazi occupe la Norvège avec l'appui d'un parti fasciste norvégien (le "Rassemblement national" ou "Nasjonal Samling") dirigé par Vidkun Quisling.
Le 10 mai 1939 le haut-commandement de la Wehrmacht redéploie ses troupes vers l'Ouest. Dès le 10 mai la technique allemande de blitzkrieg est engagée contre les lignes françaises. Celles-ci sont très vite rompues et le pays envahi. La Belgique tombe rapidement après l'action des parachutistes de la Wehrmacht lesFallschirmjäger.
Le 13 mai 1940 Winston Churchill déclare à la Chambre des communes du Royaume-Uni : « Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, du travail, des larmes et de la sueur. » Les troupes britanniques ont envahi l’Islande le 10 mai pour sécuriser l'Atlantique Nord.
Hitler pose avec les membres du 'Sturmabteilung Koch'.
En quelques semaines, du 10 mai au 20 juin 1940 les armées françaises et britanniques sont vaincues. Quelles sont les causes de la défaite franco-britannique du printemps 1940?
L'ensemble constitué par l'armée française et l'armée anglaise additionné est plus faible numériquement que l'armée allemande. Par ailleurs, les forces de la Wehrmacht ont su mettre en place lors de la campagne de Pologne une technique de combat rapide basée sur des mouvements de troupes motorisées contre laquelle l'armée de française de la "Drôle de guerre" peine à réagir efficacement. Le haut commandement français compte encore sur un front statique et organisé comme en 1918. Les régiments français, mêmes ceux d'élite comme les spahis s'appuient encore largement sur la force motrice du cheval. L'armée française de 1939 ressemble encore largement à l'armée française de 1918. Et si un armement moderne (comme le char Renault 1935 (R35)) existe, cet armement est cantonné à un rôle de soutien d'infanterie qui empêche toute initiative et rapide contre-attaque.
Un R35 dans un musée israélien
On peut néanmoins noter quelques épisodes glorieux comme la mise en échec de l’armée
italienne sur le front des Alpes en juin 1940. Certaines troupes aguerries ont également donné du fil à retordre à
l’armée allemande. À Stonne dans les Ardennes, du 15 au 27 mai, les
Français enfoncent le flanc de l’offensive allemande
après la percée de Sedan. Le village de Stonne sera pris et repris au moins 17
fois par les Allemands et par les Français, mais ceci ne peuvent exploiter leur succès dans une armée qui s'effondre. Lors de la bataille de Stonne,on dénombre près de 26 500 pertes (dont 3 000 tués), côté allemand pour 7 500 Français hors de combat, dont près de 1 000 tués.
L'armée française au prix de sacrifice important retarde dans le Nord, comme à Bouchain, lors de la bataille de l’Escaut les troupes allemandes. Les fantassins du 45e régiment
d’infanterie stoppent entre le 21 et le 26 mai la progression de la
Wehrmacht vers le Nord. Dans Lille, six divisions d’infanterie de
la 1re armée retardent jusqu’au 1er juin l'entrée des Allemands dans la ville, favorisant ainsi l'embarquement des troupes anglo-françaises de Dunkerque. Célèbre également, la résistance des spahis à La Horgne le 15 mai 1940 ou les
fameux cadets de Saumur sur la Loire du 18 au 20 juin 1940.
Un spahi de la 3e brigade de spahi (réunissant du régiment de spahis algériens et marocains) pendant la "drôle de guerre", dans les Ardennes. Face aux deux obusiers lourds, aux dizaines de panzers III, panzers IV et à l'infanterie motorisée allemande, les spahis français ne disposent que d'un canon de 37mm modèle 1916 et deux petits canons anti-chars, pourtant, ils tiennent le village toute la journée du 15 mai. Selon la légende, les derniers éléments de la 3e brigade auraient chargés les chars allemands à cheval.
Le carré militaire du cimetière de la Horgne où reposent au milieu de leurs spahis les deux chefs de corps de la 3eBS les colonels Emmanuel Burnol et Émile Geoffroy.
Après le "coup de faucille" du Maréchal Guderian, le gros des troupes françaises et britanniques est isolé dans le Nord de la France. La poche de Dunkerque tombe le 4 juin mais 350 000 soldats (majoritairement britanniques) ont pu gagner l'Angleterre.
Le 20 juin les Allemands sont à Brest, le 24 à Bordeaux. Lyon a été atteint le 20.
Le 22 juin, le maréchal Pértain, qui appelait à l'arrêt des combats depuis le 17 juin signe l'armistice.
Le bilan de la campagne de France est terrible : 70 000 soldats français sont tués, 300 000 blessés, et 1 800 000 sont prisonniers. Par ailleurs, l'exode massif des civils face à l'avancée allemande a jeté 6 000 000 de français, hommes, femmes et enfants sur les route. Le pays s'est effondré.